Alberto Ruiz Gallardon_Espagne_Avortement

Depuis plus d’un an, le ministre de la justice, Alberto Ruiz Gallardon, ancien maire de Madrid souvent qualifié de “progre” (progressiste), considéré jusqu’alors comme modéré au sein du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, distille dans la presse des éléments de son projet de réforme de la loi sur l’avortement. Et bien qu’aucun texte n’ait encore été transmis au Parlement, ses propos inquiètent les associations féministes et une bonne partie de l’opinion.

Manifestation à Madrid, en juillet 2012, contre le projet de réforme de l'avortement défendu par le gouvernement conservateur. Sur leur ventre, deux femmes ont inscrit : "Oui à la vie, mais c'est moi qui choisis" et "Les prêtres et les juges, hors de mon corps".

Au nom de “la protection des droits de la femme à être mère et du non-né”, terme qu’il affectionne pour désigner les fœtus, M. Gallardon veut revenir sur l’actuelle loi sur l’avortement, entrée en vigueur en 2010 sous le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero. Cette loi permet d’avorter librement jusqu’à la quatorzième semaine de gestation.