L’homme-taureau tweet. Et je lis ses mots. Il tweet de là-bas. Il est le même qu’à mes deux ans, qu’à mes douze ans. Il ne change pas. Il m’oblige. Il m’oblige à le regarder. Il m’oblige à l’écouter. Et son odeur. Il m’oblige à le lire.

C’est une tempête, et cette violence est vitale. Elle le tient vivant, il l’aime. Il la désire. Il la mange. C’est un homme gourmand. Les traces sur le corps et la déformation des membres sont des gourmandises. Une impitoyable intensité affective.

Il sait que la masse froide fait peur. Il ne la secoue pas. Elle fait peur. Le voir debout devant nous, fait peur. C’est tout. Il bouche tout l’horizon, et il est le seul à décider du reste de la journée. C’est tout. Il ne la secoue pas, il est debout. Et la violence est immense. Ses membres sont tordus.

Paul McCarthy two heads 2