J’avais pensé à imprimer au corps un réalisme temporel, un amaigrissement, une usure due au temps passé et aux épreuves. (Corps amaigri)

L’emploi d’un second modèle plus maigre et vieilli. Mais à mi-parcours lors des prises de vues, les formes et la texture du corps de FT m’ont bien plu, et je souhaitais les conserver. Ne plus déterminer le temps, ni l’espace de l’île. Je m’y sens toujours mal à l’aise. L’important ici c’est le corps (pas l’endroit, ni le temps dans l’endroit). Le corps perdu, fantôme d’enfance, et le corps porté (adulte animé de désir), combattant, et dépecé. Le corps n’a pas de rapport au temps, son adversaire ne compte ni en minutes, ni en secondes…

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——> nudité, hors temps, n’est pas devenir mais état.

Il n’y a pas d’usure, mais une désintégration, une contamination de l’esprit sur le corps et du corps sur l’esprit. Le temps a disparu dans l’urgence aiguë de la recherche du corps d’enfant.

Le corps se dissout dans la vitalité de la jungle (végétation).